18 03 2022 : séminaire. Co-construire les politiques publiques pour plus de démocratie économique locale ? 

Mise à jour 25.03.22: Retrouvez l’intégralité de la conférence ici

Le vendredi 18 mars 2022, un séminaire, co-organisé par la chairESS et la MESHS, ayant pour thème « Co-construire les politiques publiques pour plus de démocratie économique locale ? », se déroulera de 14h à 16h au sein de la MESHS (espace Baïetto) à Lille.

La co-construction des politiques publiques constitue un horizon stimulant pour de nombreux acteurs : élus souhaitant inclure les citoyens, collectifs désirant avoir voix au chapitre de la décision, acteurs économiques concernés par l’espace au sein duquel ils s’inscrivent. Donner son avis, être écouté.e et entendu.e… si prendre part à la scène politique locale ne se fait pas sans résistances, cette séance abordera des expérimentations qui tentent de dépasser les limites de la participation, montrant que nombre d’acteurs ne se sont pas résignés et tentent de secouer la distribution pré-établie du pouvoir au sein de l’espace public local.

Avec l’intervention de Julien Talpin, chargé de recherche en sciences politiques au CNRS et membre du CERAPS. De Florence Jany-Catrice, professeure des universités en économie à l’Université de Lille et membre du CLERSÉ. De Grégory Marlier, chargé de mission au sein du service observation et prospective de la Direction de la prospective et des stratégies régionales de la région Hauts-de-France. De Luc Belval, président de l’APES (Acteurs pour une économie solidaire – Hauts-de-France). Et de Christopher Le Bihan, directeur de la Régie de quartiers Activ’Cités.

Pour plus d’informations et inscriptions : https://www.meshs.fr/page/co-construire_les_politiques_publiques_pour_plus_de_democratie

Parution : Economie écologique : une perspective européenne

Economie écologique: une perspective européenne
 
 
L’économie écologique est un domaine d’analyse et une source de recommandations désormais largement reconnus au plan international à travers la publication de la revue Ecological Economics et la tenue régulière de grands congrès internationaux.
 
Cet ouvrage montre la perspective critique dont est porteuse l’économie écologique, en deux grandes parties :
►La première porte sur l’histoire de l’économie écologique, ses assises épistémologiques, ses objets et ses principes fondamentaux.
►La deuxième traite des grandes perspectives macroéconomiques et sociales que dessine l’économie écologique, de la manière dont elle envisage de peser sur les évolutions nécessaires en matière de production et de consommation. Elle aborde également les enjeux liés aux innovations sociales et aux transformations, à l’évaluation, ainsi qu’à la place et au rôle des institutions démocratiques en matière de prise de décision collective.


 
L’ouvrage est également disponible sur le site de la FNAC, ou encore sur Amazon.   

Financer une thèse via le dispositif CIFRE : comment s’y prendre ?

 

La thèse financée par subvention CIFRE : un soutien à la recherche pour les acteurs de l’ESS !

 

 

Le 21 octobre 2021 la chairESS des Hauts de France a organisé un séminaire autour du dispositif CIFRE, pour faire connaitre ce soutien à la recherche pour les acteurs économiques. Largement méconnu et sous utilisé par l’ESS, il semble pourtant convenir aux types de recherche-action qu’elle valorise. 

 

 

 

Le dispositif CIFRE (convention industrielle de formation à la recherche) a été créé en 1981. S’il était au démarrage plutôt orienté sur les questions industrielles, il a été élargi pour englober aujourd’hui l’ensemble des sciences humaines et sociales (SHS). L’État envisage de multiplier les supports dans les années à venir. Il peut donc constituer un bel outil pour poursuivre l’histoire de l’ESS construit sur l’innovation sociale. 

 

Le dispositif CIFRE engage plusieurs parties prenantes 

 

Les acteurs engagés

 

        Toute entreprise (fondation, association, coopérative) ou collectivité locale/territoriale qui souhaite s’engager dans un projet de recherche (ou recherche-action) en confiant tout ou partie de la réalisation à un ou une doctorant-e. 

        Un ou une doctorant-e recruté-e pour une période de 3 ans pour réaliser ce travail de recherche (sous statut de CDD ou de CDI). Il ne peut s’agir d’un-e salarié-e de l’entreprise car la bourse CIFRE ne finance pas des postes préexistants. En revanche, le doctorant peut avoir été stagiaire au sein de l’entreprise (stage de master 2 par exemple en préparation du projet de thèse).

        Un laboratoire de recherche qui accueillera le doctorant pour la partie académique du travail et auquel est rattaché le directeur ou la directrice de thèse du doctorant. 

        Une école doctorale 

        L’Association nationale de la recherche & technologie (ANRT) qui perçoit des fonds de l’État et les alloue à des structures employeuses (entreprises, associations, fondations, coopératives, collectivités locales et territoriales) sous forme de subvention à la recherche. 

 

Le coût d’un recrutement d’un doctorant en bourse CIFRE

 

La rémunération + cotisations d’un doctorant s’élève à 34 000 euros par an, soit 100 000 euros sur une période de 3 années de thèse. 

La subvention versée par l’ANRT s’élève 14 000 Euros par an pendant 3 ans. Il s’agit bien d’une subvention.  Elle constitue un soutien direct au recrutement du doctorant. 

Pour les organismes non éligibles au CIR, le coût net du recrutement d’un doctorant s’élève donc à 20 000 euros annuels. 

Les organismes éligibles au crédit impôt recherche (CIR) peuvent cumuler ce crédit. Pour celles-ci, le coût net du recrutement d’un doctorant s’élève alors à 8 300 euros par an.

 

 

Le doctorat en bourse CIFRE est d’abord un doctorat 

 

Le doctorat est à la fois un diplôme (bac +8) et une production scientifique : le doctorat est l’un des plus hauts diplômes délivrés par les universités françaises. Pour pouvoir s’inscrire en doctorat, il faut être titulaire d’un master 2, et avoir déjà expérimenté la recherche (par la rédaction et soutenance d’un mémoire de master).  

L’obtention du doctorat nécessite une production scientifique de qualité, soutenue devant un jury de spécialistes. Le doctorat réalisé en CIFRE a des effets sur la science mais aussi sur la structure qui recrute le doctorant. 

 

Les acteurs qui avaient fait l’expérience de recrutement de doctorants en bourse CIFRE (LMA, Claire Bizet, et l’APES, Bérengère Delfairière) ont insisté sur l’importance d’un dialogue permanent à créer entre le doctorant, le laboratoire de recherche et la structure d’accueil pour ajuster le projet à la fois aux intérêts de la structure, et aux exigences académiques. 

 

Comment s’y prendre concrètement ? 

 

Les deux modalités de construction d’un projet de thèse financé en CIFRE sont les suivantes 

 

(1) Une structure a un projet et elle lance un appel à candidatures auprès de ses réseaux (éventuellement via la chairESS des Hauts de France). 

        C’est la structure qui est le seul interlocuteur de l’ANRT. C’est donc elle qui construit le dossier et qui le dépose (taux d’acceptation : 85%).

        Elle recrute un doctorant en lien avec un directeur de thèse (Maitre de conférences HDR ou Professeur des universités). 

        Elle est invitée à travailler de concert avec la direction de thèse pour assurer que la partie scientifique est conforme aux attentes académiques. 

 (2) Les acteurs de l’ESS et les chercheurs sont aussi parfois en lien dans des partenariats étroits noués depuis longtemps. Ils peuvent alors co-construire un ou des projets de recherche doctorale qui répondront à la fois à des interrogations des acteurs et aux exigences de la science. Le dispositif CIFRE est largement approprié pour cela. 

 

 

Pour en savoir plus, contactez-nous :

amelie.lefebvre@chairess.org 

 

10 11 2021 : Colloque. L’économie sociale et solidaire : Courants de pensée, acteurs et politiques.

A4_PPT-couvLogo.pngLaboratoire Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiquesUne image contenant texte Description générée automatiquement

 

 

L’économie sociale et solidaire,

courants de pensée, acteurs et politiques.

 

10 novembre 2021, Espace Baïetto de la MESHS

Maison Européenne des Sciences de l’Homme et de la Société, 
2 rue des Canonniers, Lille.

Pass sanitaire demandé (vaccination ou test TCR)

Inscription obligatoire : amelie.lefebvre@chairess.org 

 

Présentation

À l’occasion de son centenaire, la Recma, Revue internationale d’économie sociale a proposé d’organiser des événements autour des courants de pensée qui ont inspiré et qui inspirent l’économie sociale et solidaire d’aujourd’hui. La ChairESS des Hauts-de-France a souhaité répondre à cette invitation pour rendre compte des dynamiques de l’ESS en région en restituant les travaux universitaires menées territorialement sur le sujet mais aussi en mobilisant des universitaires de la région poursuivant des travaux plus généraux sur l’ESS.

Tout d’abord, en nous intéressant aux rapports de l’économie sociale et solidaire avec l’État et le marché nous reviendrons sur la manière dont l’associationnisme du XIXème siècle a donné naissance à l’économie sociale en portant l’attention sur les modalités de reconnaissance par l’Etat. Les rapports avec le marché seront quant à eux appréhendés à travers les tensions que la mutualité connaît entre ses aspirations solidaristes et l’assimilation aux assurances que les institutions lui imposent. 

Dans un deuxième temps, nous reviendrons sur les liens mais aussi parfois ruptures qu’ont entretenu certaines familles de l’économie sociale avec deux courants forts dans la région. Seront ainsi explorés les relations entre une coopérative de consommation et le mouvement socialiste puis celles entre les associations catholiques et la construction du secteur de l’aide à domicile.

Enfin, nous aborderons les rapports entre acteurs, chercheurs et politiques publiques de l’économie sociale et solidaire sous différents angles : en s’intéressant aux apports des épistémologies du sud dans la compréhension de la construction des savoirs entre population et chercheurs ; en revenant sur les différents réseaux d’acteurs de l’économie sociale et solidaire pour comprendre leur évolution et leur rôle dans la construction des politiques publiques régionales.

 

Déroulement prévisionnel

9 h 00 Accueil et présentation de la journée 

L’économie sociale et solidaire entre État et marché

9 h 30 – La construction de l’économie sociale : une stratégie étatiqueAnne Fretel, économiste, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis. 

10 h 00 – Tensions entre solidarisme et assurance dans les mutuellesHervé Mauroy, économiste, CRISS, Université polytechnique Hauts-de-de France.

10 h 30 Discussion  

11 h 00 Pause

Histoires coopératives et associatives dans le Nord

11 h 30 – La coopérative « l’Union de Lille » et le mouvement socialiste : d’où vient l’oubli ?, Collectif Samson : Sylvain Celle, économiste, Clersé, Université de Lille, Thomas Chevallier, politiste, Ceraps, Université de Lille, et Vianney Schlegel, sociologue, Ceraps, Université de Lille. 

12 h 00 Les associations catholiques dans le Nord et la création du secteur de l’aide à domicile, Bruno Duriez, sociologue, CNRS, Clersé, Université de Lille.

12 h 30 Discussion  

13 h 00 Déjeuner 

Acteurs, chercheurs et politiques de l’économie sociale et solidaire

14 h 30 Les épistémologies du Sud et la création de l’Union coopérative internationale (LUCI)Jacqueline Descarpentries, MCF HDR en sciences de l’éducation, UMR CNRS LADYSS, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis.

15 h 00 Le réseau d’économie alternative et solidaire dans le Nord-Pas-de-CalaisElodie Ros, sociologue, Laboratoire CRESPPA – CSU et LISRA, Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis. 

15 h 30 La construction de l’ESS dans le Nord-Pas-de-Calais de 1970 à 2014, réseaux d’acteurs et politiques publiquesLaurent Gardin, sociologue, CRISS, Université polytechnique Hauts-de-de France.

16 h 00 Discussion et conclusion

Une manifestation organisée dans le cadre du 

26 10 2021 : Journée jeunes chercheurs

Journée-réseau jeunes chercheurs en économie sociale et solidaire et soutenabilité des territoires

Mardi 26 octobre 2021 – MESHS Lille (Espace Baïetto)

Organisée dans le cadre de la ChairESS Hauts-de-France

Contacts : Marion Studer, économiste marion2.studer@laposte.net  
Amélie Lefebvre, géographe amelie.lefebvre@chairess.org
 

Cette journée-réseau s’adresse aux étudiants de master, doctorants et post-doctorants, souhaitant participer à l’émergence sur la région Hauts-de-France d’un espace collectif de réflexion et de discussion autour des enjeux de la recherche. Les jeunes chercheurs seront invités à présenter des recherches (quelque soit leur aboutissement) autour de l’économie sociale et solidaire, des initiatives collectives, de la participation, de la soutenabilité des territoires (non exhaustif), et de pouvoir en discuter avec des personnes issues d’universités et de disciplines différentes.

Pour adapter au mieux cette journée à vos profils et attentes, nous adressons un appel à participation afin de vous connaitre ! Cette journée peut être l’occasion de présenter une problématique, un papier en cours de rédaction, un article, un plan de mémoire ou de thèse ou tout autres supports de présentation.

S’inscrire : https://framaforms.org/journees-jeunes-chercheurs-hauts-de-france-1629110986

Au programme !

 

9h30 : Accueil et présentation

10h-12h : La recherche : positionnements, méthodes et utilités

Avec Florence Jany-Catrice, Laura Nirello, Ilona Delouette

12h-14h : Déjeuner

14h-16h : La recherche : terrains, acteurs et co-construction

Avec Laurent Gardin, Marion Studer

Webinaire TARCO 24 juin 2021

La chairESS Hauts-de-France (MESHS) organise, dans le cadre du programme  « Travail, Activité, et Rétribution dans les Communs » (TARCO) financé par l’ISITE- Université de Lille, un séminaire de recherche en visio. 

24 juin, 10h30 – 12h30

Lien de connexion : 

https://zoom.us/j/91708402675?pwd=bWJienJMVEpZcTQ1MVJTSkQ3VzVEdz09 

Programme : 

Contribution/rétribution dans les coopératives d’activité et d’emploie (CAE)

M.C. Bureau, sociologue, chargée de recherches CNRS – laboratoire LISE-CNAM.

 

Rémunération/rétribution des commoners dans le domaine du numérique

S. Broca, maître de conférences en Sciences de l’information et de la communication – Université de Paris VIII – Centre d’études sur les médias, les technologies et l’internationalisation (CÉMTI)